Les prix du pétrole ont reculé de plus de 10%, tandis que les contrats à terme sur actions ont enregistré une hausse notable, suite à l'annonce de l'Iran selon laquelle le détroit d'Ormuz est devenu « entièrement ouvert » à la circulation des navires commerciaux, après la conclusion d'un cessez-le-feu au Liban.
Les déclarations du ministre iranien des affaires étrangères coïncident avec la tenue de l'accord de trêve entre Israël et le Liban lors de sa première journée, le cessez-le-feu, d'une durée de dix jours, étant entré en vigueur à minuit, heure locale, après des semaines d'affrontements entre l'armée israélienne et le Hezbollah soutenu par Téhéran.
L'Iran a réaffirmé son attachement à la nécessité d'arrêter les attaques contre le Liban comme condition préalable fondamentale à tout règlement possible avec les États-Unis et Israël. En revanche, l'ancien président américain Donald Trump a indiqué la possibilité de mener des négociations avec l'Iran au cours du week-end, précisant que la conclusion d'un accord était imminente, et qu'il était prêt à voyager au Pakistan pour le finaliser.
De son côté, le vice-ministre iranien des affaires étrangères a insisté sur le refus de son pays de tout nouveau cessez-le-feu temporaire, réaffirmant que l'objectif consiste à parvenir à une fin permanente du conflit dans la région du Moyen-Orient.
Dans le même contexte, une proposition américaine comprend la tenue de négociations directes entre Israël et le Liban avec la participation des dirigeants des deux pays, sans l'implication du Hezbollah, ce qui pourrait placer les chances de parvenir à un accord global face à des défis importants.
Sur le plan des efforts internationaux, la France et le Royaume-Uni accueillent aujourd'hui une réunion virtuelle avec la participation de dizaines de pays, pour examiner les arrangements d'après-guerre, notamment la réouverture et la sécurisation de la navigation à travers le détroit d'Ormuz.
