PARIS — L'armée syrienne et les forces armées kurdes ont commencé à se retirer de leurs positions à la périphérie de la ville de Hassaka, dans le nord-est de la Syrie, mardi, dans le cadre du dernier accord de cessez-le-feu et d'intégration entre Damas et les Forces démocratiques syriennes (FDS). Plus tôt dans la journée, la direction des Forces de sécurité intérieure de la Syrie s'est réunie avec ses homologues de l'Asayish kurde à Hassaka pour discuter du déploiement conjoint dans la ville, selon les médias locaux. Les retraits sont intervenus environ une semaine après l'entrée des Forces de sécurité intérieure de Damas à Hassaka et Qamichli, des bastions des FDS dans la province de Hassaka, au nord-est de la Syrie, dans le cadre de l'accord d'intégration annoncé le 30 janvier. Les forces de sécurité gouvernementales, au nombre de 150 au maximum dans chaque ville, sont stationnées dans ce qui est connu sous le nom de « place de sécurité » à Qamichli et Hassaka, tandis que les FDS et l'Asayish restent en contrôle des quartiers résidentiels des villes. Ce contrôle partagé fait écho au statu quo dans les deux villes avant la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024, lorsque les forces du régime maintenaient une présence dans les places de sécurité. Les FDS et l'Asayish auraient continué à mener ce que les résidents ont décrit comme des arrestations arbitraires dans les quartiers à majorité arabe des deux villes, notamment après les célébrations suite à l'entrée des forces gouvernementales la semaine précédente. Le dernier accord d'intégration entre Damas et les FDS comprend 14 dispositions, y compris un cessez-le-feu global, le retrait des forces militaires des points de contact et l'entrée des Forces de sécurité intérieure à Qamichli et Hassaka pour « renforcer la stabilité et la sécurité ». L'accord prévoit également d'intégrer les institutions de l'Administration autonome du nord et de l'est de la Syrie (AANES)—l'homologue civil et administratif des FDS—dans l'État tout en conservant les employés du secteur public à leurs postes. L'accord lance également une intégration progressive des forces militaires et de sécurité par la formation d'une division militaire composée de trois brigades des FDS. Une quatrième brigade des « forces de Kobanê » doit être formée et intégrée dans une division militaire distincte dans la province d'Alep. Contrairement aux accords précédents—en mars 2025 et 18 janvier 2026—les deux parties prennent des mesures pratiques pour mettre en œuvre les dispositions de l'accord du 30 janvier, comme en témoignent les retraits signalés mardi. Néanmoins, des obstacles importants demeurent à sa mise en œuvre complète. Un obstacle potentiel provient du texte d'un accord antérieur du 18 janvier—sur lequel se base le plus récent cadre d'intégration du 30 janvier—qui comprend l'engagement des FDS à la « suppression de tous les dirigeants et membres non syriens du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) hors des frontières ». Ces derniers jours, des signes de divergence d'interprétation de l'accord actuel ont émergé, avec Damas le caractérisant comme un processus d'intégration global tandis que des voix au sein des FDS le décrivent en des termes qui, dans certains cas, am
Initialement rapporté par Syria Direct. Publié sur ABN12.
