Écoutez cet article | 3 mins info De la fumée s'élève du côté afghan du passage frontalier de Torkham près du Pakistan le 28 février [Maaz Awan/AP Photo] Par Al Jazeera Staff, AFP et Associated Press Publié le 14 mars 2026 14 mars 2026 Cliquez ici pour partager sur les réseaux sociaux share2 Partager Ajouter Al Jazeera sur Google info Le Pakistan a mené des frappes contre une installation militaire afghane à Kandahar après que des drones talibans aient ciblé des zones civiles et des installations militaires à travers le pays. Les frappes de samedi interviennent après que le président pakistanais Asif Ali Zardari a condamné les attaques par drone de la nuit précédente, avertissant Kaboul qu'elle avait « franchi une ligne rouge en tentant de cibler nos civils ». L'armée pakistanaise a déclaré que les drones, décrits comme de fabrication locale et rudimentaires, avaient été interceptés avant d'atteindre leurs cibles, bien que les débris tombants aient blessé deux enfants à Quetta et des civils à Kohat et Rawalpindi. Une source de sécurité a confié à l'agence de presse AFP que l'espace aérien autour de la capitale, Islamabad, avait été temporairement fermé lors de la détection des drones. Islamabad a déclaré que l'installation de Kandahar avait été utilisée à la fois pour lancer les attaques par drone et comme base pour les activités de rebelles transfrontaliers. Cet échange marque l'escalade la plus aiguë jusqu'à présent dans un conflit qui s'intensifie depuis fin février, lorsque le Pakistan a lancé des opérations militaires contre ce qu'il disait être des combattants talibans pakistanais abrités en territoire afghan. Islamabad accuse également Kaboul d'abriter des combattants de l'affilié province du Khorasan du groupe EIIL (ISIS). Le gouvernement taliban a nié les deux accusations. Les attaques par drone ont suivi les frappes pakistanaises sur Kaboul et les provinces frontalières orientales de l'Afghanistan la nuit du jeudi au vendredi. Les attaques pakistanaises ont tué quatre personnes dans la capitale, dont des femmes et des enfants, et deux autres à l'est. Dans le quartier de Pul-e-Charkhi à Kaboul, un résident a décrit être enterré sous les décombres après que sa maison ait été frappée, affirmant qu'il pensait que c'était son « dernier souffle » avant que ses voisins le libèrent. Un représentant local a confié à l'AFP que ceux tués étaient des « gens ordinaires, des gens pauvres » sans implication dans le conflit. Des avions pakistanais ont également frappé un dépôt de carburant appartenant à la compagnie aérienne privée Kam Air près de l'aéroport de Kandahar, qu'un officier de l'aéroport a déclaré approvisionnait des organisations d'aide, y compris les Nations unies et le Comité international de la Croix-Rouge. L'officiel a ajouté qu'il n'y avait « aucune installation militaire » sur le site. Le ministère de la Défense de l'Afghanistan a affirmé que ses forces avaient capturé un poste frontalier pakistanais et tué 14 soldats. Islamabad a rejeté l'affirmation comme sans fondement, le porte-parole du premier ministre accusant les talibans de « tisser des fantaisies » plutôt que de démanteler les réseaux de rebelles en territoire afghan. La mission de l'ONU en Afghanistan déclare qu'au moins 75 civils ont été tués et 193 blessés depuis l'intensification des hostilités le 26 février, un bilan qui comprend 24 enfants. Selon l'agence des réfugiés de l'ONU

Initialement rapporté par Al Jazeera English. Publié sur ABN12.